Bibliographie
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Version initiale du 10 juin 2005. A revoir pour la présentation
Bettis Hashim, Alice. -- The Fallen State. Dissonance, Dictatorship and Death in Somalia. Lanham-New York-Oxford, University Press of America, 1997, 151 p., bibl., index.Recension : Alain Gascon. Cahiers d'Etudes africaines.
Ce petit livre, tiré de la thèse (Ph.D.) soutenue par Alice Bettis Hashim, est original par son sujet, la Somalie, un État qui a disparu, dans l'indifférence générale, depuis la chute du dictateur Maxamed Siyaad Barre 1 en 1991. C'est sans doute l'une des énigmes les plus troublantes de l'Afrique sub-saharienne : pourquoi les Somaliens 2 -- même langue, même islam sunnite de rite chaféite, même système de valeurs sociales lié à l'élevage -- n'arrivent-ils pas à restaurer l'État le plus « homogène » du continent ? Dès la préface, A. Bettis Hashim avance l'explication, maintes fois reprise, qu'il était impossible d'imposer aux États africains (re)naissants des institutions importées, calquées sur des modèles occidentaux, et, pour le cas somalien, issues de deux traditions politiques différentes. En effet, la Somalie a subi la tutelle coloniale de l'Angleterre et de l'Italie (et même marginalement de la France à Djibouti). Toutefois, la fin de la colonisation, en 1960, qui a marqué la fusion du Somaliland et de la Somàlia Italiana, n'a pas entraîné la formation d'une Greater Somalia (Grande Somalie) 3 réunissant tous les Somali dans un seul et même État. En conséquence, plus d'un million de Somali demeurent actuellement citoyens kenyans, djiboutiens et surtout éthiopiens.
http://etudesafricaines.revues.org/document1543.html
Mohamed Mohamed-Abdi., Retour vers les dugsi, écoles coraniques en Somalie Cahiers d'Etudes africaines.
Cet article traite de l'évolution de l'enseignement pratiqué en Somalie au cours du XX e siècle (périodes précoloniale, coloniale, gouvernements civil et militaire, guerre civile). Il décrit en particulier le fonctionnement des écoles coraniques et leur importance dans le système éducatif somali traditionnel. Malgré le développement des écoles laïques, les dugsi se sont maintenues ou ont évolué vers des écoles madrasa (enseignement laïc et religieux). Après l'éclatement de la guerre civile, elles ont continué de fonctionner et d'assurer leur rôle éducatif auprès des enfants.
http://etudesafricaines.revues.org/document204.html
Ioan M. Lewis.Ahmed Y. Farah, Making peace in Somaliland Cahiers d'Etudes africaines.
Cet article présente les résultats d'une brève enquête de terrain, menée au cours de l'été 1993, sur l'organisation et la progression des initiatives de paix se déroulant en Somalie, au niveau local. Ce travail de terrain, qui s'est accompagné d'une étude de la littérature sur le sujet, repose également sur les publications préalables des deux auteurs. Lorsque le président Siad fut renversé, le Mouvement National du Somaliland, qui s'appuyait sur les clans Isaaq, mit sur pied un gouvernement intérimaire dans le Nord-Ouest du pays. Cependant l'administration n'avait ni le pouvoir ni les moyens de faire régner l'ordre sur des clans surarmés et indisciplinés. Les initiatives de paix au niveau local, qui débutèrent en 1991, aboutirent progressivement, et à un niveau national, à l'édification d'un réseau de conférences de paix. Utilisant à la fois les structures traditionnelles et la diplomatie, elles réussirent admirablement à restaurer une tranquillité relative et à normaliser l'ensemble des relations sociales. Le processus de paix entrepris à la base, et à un coût minime, obtint des résultats bien meilleurs que les structures plus lourdes et à budget élevé mises en place dans le Sud de la Somalie par les organisations internationales.
http://etudesafricaines.revues.org/document938.html
Gérard Prunier, Segmentarité et violence dans l'espace somali, 1840-1992 Cahiers d'Etudes africaines.
Souvent décrite comme un trait quasiment pathologique de la société somalie, la violence doit être vue comme un élément fonctionnel dans une société nomade vivant dans un environnement aride, mais à l'intérieur des règles du xeer qui présupposent une étroite subordination de la violence aux logiques lignagères. À partir du début du XIX e siècle, les transformations culturelles et économiques du monde somali vont amener la violence à changer de sens et à devenir pathologique dans la mesure où elle se détachera de ses règles et de ses logiques anciennes pour devenir un instrument neutre et d'autant plus anomique que les dynamiques de ses anciennes bases claniques subsisteront sans qu'il ne s'y rattache plus de sens. L'introduction de l'État, construction plus mafieuse que rationnelle dans l'espace somali poussera ce processus jusqu'à un paroxysme qui amènera l'explosion des structures « modernes » et l'implosion des structures « traditionnelles », laissant une société à reconstruire entièrement.
http://etudesafricaines.revues.org/document939.html
Alain Gascon, Le poids du nombre La terre et les hommes dans la Corne de l'Afrique. Cahiers d'Etudes africaines. .
La Corne de l'Afrique est bouleversée, depuis plus de vingt ans, par des crises politiques, claniques et « ethniques » sur un fond de sécheresses récurrentes provoquant disettes et famines. L'article propose une analyse comparative des révolutions et des réformes agraires en Somalie, en Éthiopie et en Érythrée, souvent présentées hâtivement comme des copies « africaines » du système soviétique. Les systèmes traditionnels de tenure, qui, en Éthiopie, ont échappé à l'impact des colonisations européennes, écartaient les pouvoirs politiques de la transmission et de l'attribution des tenures. Les régimes militaro-marxistes, urbains, ont voulu contrôler les paysans et les éleveurs en s'octroyant le droit de donner et de reprendre la terre. Ils ont profité de l'affaiblissement des sociétés rurales fragilisées par les sécheresses pour les déposséder et mieux relever, disaient-ils, le défi de la croissance de la population. La détérioration continue de la situation alimentaire, les déplacements forcés de population et la reprise des combats ont détaché de la population des régimes autoritaires qui avaient proclamé la réforme agraire. Les autorités nouvelles annoncent la privatisation prochaine des terres tout en s'efforçant de maintenir un secteur étatisé. Pour le moment, les gouvernements maintiennent le statu quo craignant les troubles agraires et l'accélération de l'exode rural : le contrôle de la terre reste entre les mains des communautés locales.
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Lewis, Ioan M. -- Arguments with Ethnography. Comparative Approaches to History, Politics and Religion. London-New Brunschwig, NJ, The Athlone Press, 1999, 167 p., bibl., index (« LSE monographs on social anthropology » 68). Recension : Éloi Ficquet. Cahiers d'Etudes africaines. .
L'anthropologie sociale britannique a connu son apogée flamboyante à l'époque des grandes monographies composées dans le sillage des oeuvres maîtresses de Malinowski et de Radcliffe-Brown. Ces études ont pris la patine de l'âge et restent d'inépuisables et savoureuses sources de données et de concepts pour le comparatisme anthropologique. Dans ce recueil de neuf articles, Ioan Lewis se pose en vétéran de l'anthropologie d'inspiration fonctionnaliste. Élève de Evans-Pritchard, spécialiste polyvalent de la Somalie, professeur émérite à la London School of Economics (où enseignèrent Malinowski, Evans-Pritchard, Firth, Gellner), cet anthropologue a consacré plusieurs études au comparatisme entre sociétés de l'Afrique du Nord-Est pour éclairer des thématiques majeures de la discipline : la théorie de la segmentarité, la construction des États-nations en Afrique, les modes de propagation de l'islam, les combinaisons, socialement et historiquement variables, entre possession et chamanisme. Les articles de synthèse sur ces questions sont encadrés par des textes faisant état des avancées de la théorie anthropologique. Au cours de ces variations sur des thèmes classiques, l'auteur se réfère avec nostalgie à ses illustres prédécesseurs et collègues, pour rappeler la nécessité de l'anthropologie empirique et comparative et conjurer les excès délétères de la critique postmoderniste. Dans cette remémoration,
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Bader, Christian. -- Le sang et le lait. Brève histoire des clans somali. Paris, Maisonneuve & Larose, 1999, 255 p., cartes, généalogie somali. Recension : Alain Gascon. Cahiers d'Etudes africaines. .
Le livre de Christian Bader est l'une des rares synthèses en français qui traite de l'histoire des Somali en tentant de démêler l'écheveau des clans. Le livre présente une série de tableaux des généalogies des clans somali complétés par des cartes du découpage territorial de la péninsule somali selon les clans. Ces cartes fort utiles pour le lecteur posent néanmoins question. Matérialiser par des lignes les divisions claniques de sociétés en majorité nomades est une sorte de gageure. Après chaque saison des pluies, les limites changent au gré des pactes locaux (xeer) conclus lors des assemblées (shir) d'unités élémentaires de lignages (reer) de clans différents qui se sont engagés à payer le prix du sang ( mag en somali, diyya en arabe). Ces changements sont surtout sensibles à grande échelle, et les clans et sous-clans ont conservé un enracinement régional si bien que les ethnonymes sont devenus des toponymes. Ainsi, la Majeerteen, la pointe de la Corne de l'Afrique, tire-t-elle son nom du clan éponyme, lui-même, division du clan-famille des Daarood. Cependant, les affrontements consécutifs aux partages coloniaux de la fin du XIX e siècle, aux raids éthiopiens et aux représailles des partisans (daraawiish) de seyyid Maxamed Cabdille Xasan 1 ont agi comme un coup de pied dans la « fourmilière clanique » 2 . Des segments de clans sont partis en tout sens traversant les frontières pour
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Guillebaud, Jean-Claude & Depardon, Raymond. -- La porte des Larmes. Retour vers l'Abyssinie . Paris, Éditions du Seuil, 1996. Recension : Alain Gascon. Cahiers d'Etudes africaines.
Ce livre est une sorte de journal de voyages « à quatre mains » dont R. Depardon a assumé la partie photographie et J.-C. Guillebaud, la partie texte. La parution du livre a coïncidé avec la sortie du film Afriques : comment ça va avec la douleur ? où Depardon traversait l'Afrique du Cap à Alexandrie via , entre autres, l'Angola, le Rwanda, l'Éthiopie, la Somalie, le Tchad... Dans chacun de ces lieux, le cinéaste faisait un panoramique de 360° avec sa caméra. Deux séquences retinrent particulièrement l'attention : le plan muet dans le bureau de Nelson Mandela et la rencontre avec les acteurs tchadiens de son film la Captive du désert . J.-C. Guillebaud a accédé à la notoriété de « grand reporter » à l'occasion des articles qu'il signa dans Le Monde lors de la famine de 1973-1974 en Éthiopie. Il a été profondément marqué par ses premiers séjours, puis par les débuts de la révolution éthiopienne dont il connut les premiers acteurs, vite emportés par la terreur. Pour les deux auteurs, c'est un retour après plusieurs années d'absence, dans une région d'Afrique qui les a marqués. Le titre du livre La porte des larmes (ou des lamentations) nous apprend la définition du Larousse mise en exergue, c'est le détroit de Bab el-Mandeb. Il s'applique particulièrement bien à l'histoire tourmentée des vingt-cinq dernières années de cette partie de l'Afrique. Le sous-titre Retour vers l'Abyssinie par l'emploi
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Sòrgoni, Barbara. -- Parole e corpi. Antropologia, discorso giuridico e politiche sessuali interrazziali nella colonia Eritrea (1890-1941) . Napoli, Liguori Editore, 1998, 287 p. (« Anthropos ») ; Sòrgoni, Barbara. -- Etnografia e colonialism Recension Vittorio Morabito. Cahiers d'Etudes africaines.
Avec les deux travaux de Barbara Sòrgoni (à remarquer, pour une exacte prononciation, l'accent tonique placé sur la première voyelle du nom), on se plonge dans la colonisation italienne de la première moitié du XX e siècle. À travers une recherche anthropologique, ces ouvrages découvrent les effets d'une certaine politique de l'Italie en Éthiopie et en Érythrée. Le premier ouvrage est centré sur les rapports de concubinage entre des hommes italiens avec des femmes érythréennes ou éthiopiennes. Saisies par les études du type gender, les investigations sur les formes instables des rapports sexuels dans les territoires coloniaux ont récemment subi un regain d'intérêt. Des études sont orientées vers la restitution de la dignité aux femmes africaines. Ainsi, on arrive à établir une « métaphore sexuelle » de l'impérialisme et à attribuer à la possession du corps la même signification que la possession territoriale ; la violence coloniale comporte aussi une violence contre les femmes. Barbara Sòrgoni a consacré sa thèse de doctorat aux rapports sexuels interraciaux en Érythrée pendant la colonisation italienne (1890-1941) ; la thèse remaniée est devenue, des années après, cette publication. Le madamato, dont l'empreinte du mot d'origine madame est bien visible 1 , désignait dans le langage colonial la relation entre un Blanc et une Africaine. La littérature coloniale et les études anthropologiques
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Palma, Silvana. -- L'Italia coloniale. Roma, Editori Riuniti (« Storia fotografica della società italiana », 35), 1999, 191 p., références photos, bibl. Recension : Alain Gascon. Cahiers d'Etudes africaines.
Ce recueil de photographies publié dans la Storia Fotografica della Società Italiana est remarquable : à la qualité des reproductions s'ajoute le choix judicieux de documents souvent rares. Silvana Palma, qui enseigne l'histoire et les institutions des pays afro-asiatiques à l'Université de Rome, a assuré la présentation et le choix des photographies. Ce petit ouvrage complète utilement les travaux des historiens italiens sur l'aventure coloniale italienne notamment Gli Italiani in Libia et Gli Italiani in Africa Orientale d'Angelo Del Boca 1 . Il montre que les colonisateurs italiens n'ont pas été fondamentalement différents des autres Européens. En effet, tardive et marquée par la défaite d'Adwa, on attribue à la colonisation italienne un caractère amateur, improvisé voire bon-enfant, en contradiction avec l'âpreté et la brutalité des Anglais, des Français, des Allemands, des Belges ou des Portugais. Les nombreux Métis nés en dépit des lois raciales et les « ensablés » 2 , les Italiens demeurés en Éthiopie et en Érythrée après la chute de l' Impèro, en 1941, en seraient la preuve. Or, ce livre -- et d'autres -- montrent combien la poigne italienne n'a pas été moins rude que les autres férules coloniales. Ainsi, en couverture, on voit deux Érythréens enchaînés gardés par des soldats italiens et en page de présentation, le duc des Abruzzes qui s'embraque à Mogadiscio, porté sur un fauteuil par
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Fontrier, Marc. -- La chute de la junte militaire éthiopienne (1987-1991). Paris, L'Harmattan/Aresae, 1999, 545 p., cartes (« Bibliothèque Peiresc, 13 »). Recension : Alain Gascon. Cahiers d'Etudes africaines.
Marc Fontrier a tiré de sa thèse d'études africaines -- mention sciences politiques -- soutenue à l'INaLCO 1 , un ouvrage qui fera date dans les études éthiopiennes. Le sous-titre : Chroniques de la République populaire d'Éthiopie manifeste l'une des qualités de l'auteur, une très grande modestie. Pourtant, M. Fontrier, officier des troupes de marine, additionne des compétences rarement réunies par une seule personne. Diplômé d'arabe, d'amharique et de somali, il possède des connaissances en afar. La bibliographie, impressionnante, mentionne outre les classiques des études éthiopiennes dans les langues européennes, des journaux, des écoutes radiophoniques -- en langues locales -- et des dépêches d'agence. En outre, l'auteur nous offre des documents inédits publiés dans 21 annexes avec des notices biographiques fort pertinentes. Les tableaux et cartes (un peu pâles : elles étaient de meilleure facture dans la thèse !) aident à la compréhension d'un texte toujours de bonne tenue. La transcription des patronymes et toponymes éthiopiens, érythréens et somali est particulièrement soignée même si, parfois, elle peut surprendre. L'érudition de l'auteur n'est pratiquement jamais prise en défaut et elle est servie par une grande pédagogie. Ses exposés techniques sur la stratégie comparée de l'armée régulière éthiopienne et des fronts sont particulièrement lumineux. Dans ce domaine, comme dans celui de la
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Mounir Arbach, La situation politique du Jawf au Ier millénaire avant J.-C. [Texte intégral]
Iris Gerlach, Un relief en bronze sabéen d'inspiration proche-orientale [Texte intégral] .
Alessandro de Maigret, La route caravanière de l'encens dans l'Arabie préislamique [Texte intégral]
Paul Benoit , Jean Féraud , Françoise Micheau et Florian Téreygeol, Nouvelles recherches sur la mine d'al-Jabalî [Texte intégral]
Arianna D'Ottone, Les manuscrits arabes du Yémen (vie-ixe/xiie-xve siècles) [Texte intégral]
Roman Stadnicki, Une nuit à Bâb al-Sabâh. Émergence de nouveaux rythmes et territoires [Texte intégral]
Vincent Martignon, Les lûkanda de Sanaa. Structures urbaines d'intégration sociale pour les travailleurs migrants ? [Texte intégral]
Pascal Ménoret, Chronologie de l'Arabie Saoudite 2003 [Texte intégral]
Marc Dugas, Chronologie du Yémen 2003 [Texte intégral]
Maggy Grabundzija, Femmes et politique au Yémen (1962/1967 - 2003) [Texte intégral]
Ludmila du Bouchet, La politique étrangère américaine au Yémen [Texte intégral]
Jean Lambert « L'âne de la langue ». Théorie et pratique de la métrique dans la poésie homaynî [Texte intégral]
Luc-Willy Deheuvels, Violence, écriture et société au Yémen : Qawârib jabaliyya de Wajdî al-Ahdal [Texte intégral]
Atelier de traduction de l' INALCO et Luc Deheuvels, Fenêtres sur la littérature yéménite contemporaine : Le canon jaune de Zayd Mutî` Dammâj [Texte intégral]
Laurent Bonnefoy, Quintan Wiktorowicz : Islamic Activism. A Social Movement Theory [Texte intégral]
Nadia ALI, Sabina Antonini : La statuaria sudarabica in pietra. [Texte intégral]
Jean Lambert, Ulrike Freitag: Indian Ocean, Migrants and State Formation in Hadhramaut. Reforming the Homeland. Ulrike Freitag & William Clarence-Smith : Hadhrami Traders, Scholars and Statesmen in the Indian Ocean, 1750s-1960s. [Texte intégral]
